Expression libre

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Arbeit macht frei

Le travail rend libre …








On a volé l'inscription célèbre …
" L'inscription "Arbeit macht frei" est devenue "un des symboles clés de l'Holocauste parce que tout le monde savait qu'à cet endroit (le camp d'Auschwitz) le travail ne libérait personne. "
Voilà ce qu'on peut lire dans les actualités sur Internet …
On lit aussi quelques réactions : émotion, colère, interrogation.

Emotion compréhensible des victimes survivantes et de leurs proches …
Nierait-on la réalité des souffrances ?
Le nazisme n'est pas mort ? Non !

Colère, colère belliqueuse, déclaration de guerre …
La souffrance est la propriété exclusive du gouvernement israélien drapé dans ce manteau d'indignation devant occulter le peuple palestinien qui souffre aujourd'hui.

Interrogation aussi de Lech Walesa par exemple :
" Impensable ! Mais je n'y verrais pas un acte idéologique. C'est une affaire criminelle. Impossible de le comprendre autrement "

Que nul ne s'inquiète :
Le musée a immédiatement placé vendredi au-dessus de la porte d'entrée du camp une copie du panneau métallique de cinq mètres de long.



Pour ma part, modestement, l'inscription " Arbei macht frei "est d'une actualité saisissante tout aussi cynique ! Et je modifierai la conclusion de l'article " C'est un symbole connu dans le monde entier du cynisme des bourreaux hitlériens et du martyre de leurs victimes qui vient d'être volé. " :

C'est un symbole toujours pertinent dans son actualité cynique.
Il me plairait que ce vol soit une déclaration de guerre au capitalisme suicidaire, mais pas mort.

Les travailleurs pauvres sont légion.
Bien davantage que les victimes de la Shoah.
Un emploi, un salaire, cela ne suffit pas pour vivre : logement, nourriture, vêtements, santé : les besoins vitaux ne sont pas accessibles sur cette terre, là-bas en pays " en voie de développement ", ici " dans les pays riches ". On peut multiplier les charités armée du salut, secours populaire, secours catholique, frères musulmans, restau du cœur … on nourrissait déjà bien un peu les esclaves pour améliorer le rendement, éviter les révoltes et sélectionner quelques kapos !

Le travail tue. Les accidents de travail, souvent imputés à la faute du travailleur ou commodément à pas de chance, les maladies professionnelles si difficilement reconnues et monnayées chichement, les vies détruites non recensées et les suicides lents (alcool, autres drogues légales ou pas), les suicides revendiqués ou non … Mais aussi, les populations affamées, repoussées, parquées, exterminées par des guerres ou dans l'indifférence … pour le profit. Ici et là-bas, le travail tue.

La valeur " travail " est plus que jamais affirmée.
Quelle est la justification du RSA ? Si tu ne bosses pas, rien ne justifie la satisfaction de tes besoins vitaux.
Le travail est présenté encore et toujours comme synonyme d'insertion sociale.
Le chômage est structurel pour maintenir toute révolte des heureux travailleurs, d'ailleurs ligotés par des prêts …
Le travail, même inutile à la société, nous drogue suffisamment  et nous empêche de nous réunir, d'être solidaires enfin !

Alors, je ne sais pas pour quels motifs l'inscription a été déboulonnée …
Mais il faudrait la déboulonner dans nos têtes :
Vivre (et mourir !) pour travailler ? Non ! …
Travailler pour vivre ! Et vivre, grande question ! C'est quoi ?
Déboulonner l'intox, palabrer tranquillement, agir en solidarité …
Le capitalisme est peut-être moribond, il sera bientôt relooké vert …
Mais il continuera son œuvre destructrice et suicidaire pour tous si nous ne déboulonnons pas en nous cette inscription :
Hier et aujourd'hui, on savait et on sait que le travail ne rend pas libre.

Françoise

Unité ou désunion ? un autre regard.

mardi 14 avril 2009, 19:01

Souvent, on reproche aux uns et aux autres de ne pas être unis … aux syndicalistes, aux anarchistes ! Si vous n'êtes pas capables de vous entendre entre vous, comment voulez-vous contrer les pouvoirs actuels, capitalisme suicidaire en tête …

Mais être unis pour être unis n'a aucun sens, sauf à créer un rassemblement, massif mais éphémère, des exaspérés qui s'enflamment comme feu de paille pour ensuite confier leurs vies à de nouveaux sauveurs (dont les dents ne tarderont pas à pousser) … des exploités épuisés qui ne tarderont pas à se sentir trahis par l'amalgame et la récupération … des oppressés actuels qui verront dans l'aventure l'occasion d'exprimer bien vite leurs propres désirs de pouvoir. A moins qu'un refrain incantatoire " Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! " ne soit qu'un défouloir évitant les questions pertinentes …

Etre unis dans une action, librement définie, contrôlée dans sa mise en œuvre et  clairement assumée, c'est autre chose ! Reprendre son indépendance quand le besoin s'en fait sentir, ne jamais faire fi des moyens pour une fin dont la raison se perd. Respecter l'autre et ne pas agir pour lui. Personne n'a la Vérité, La Vérité n'existe pas, pas d'avant-garde éclairée, pas de grand ou petit timonier, ni de  gardes rouges ou noirs ou bruns ou kaki ou bleus …

Etre désunis, frères ennemis, au point de se tirer dans les pattes, de gaspiller l'énergie nécessaire à la lutte, en perdant de vue l'ennemi commun, l'oppression de l'homme par l'homme, pas question pour nous !
Agir, à son rythme même lent en semant les idées, en se comportant en conformité avec nos principes et nous ne perdons pas notre temps …
D'autres expriment autrement leur désir d'un monde plus libre, ce sont des regards qui complètent le nôtre, rien ne changera sans ces regards multiples …

Lancer les idées et les répéter sans trêve : on n'est pas né quelque part pour se diviser, nous sommes humains, c'est tout : pas de frontières, pas de guerre entre les peuples. Pas de dictature d'un tyran ou d'un état : rester debout et exiger un partage égal des revenus … Et plein d'autres choses !
Pourquoi pérorer alors qu'il faut continuer d'avancer …

Je suis naïve ? nous avançons et demain sera.

Françoise

Un p'tit coup de calcaire

Mis en ligne le lundi 27 octobre 2008
sans commentaire
"Le Bolo "


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La "guerre contre la subversion" va-t-elle être lancée contre les allocataires de la CAF ?

lundi 22 septembre 2008, par Groupe NADA de la Fédération anarchiste (Toukon)

Nous avons enfin trouvé la différence entre la droite-extrême et l'extrême-droite : la première, qui est au pouvoir et applique une part de plus en plus large des méthodes de la seconde, n'oublie pas de déposer l'abjection à l'INPI, l'Institut national de la propriété industrielle. Nous reprenons ici un article entier sur une monstruosité dénommée IGACCE, forgée et déposée par un policier, forcément expert en problématiques sociales, digne de la guerre contre-révolutionnaire forgée par les paras durant la guerre d'Algérie. Mais cette fois-ci, le Fellaga, c'est toi, le chômeur, le RMIste, et autre qui ose demander quelque remboursement de médicament que ce soit. Faut-il équiper les travailleurs sociaux de demain de pistolets électriques Taser ? .................

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Un Anarchorète en père Peinard, milliard de bon dieu !!!

samedi 22 mars 2008, 12:01
Ce texte correspond tant à ce que j'avais envie de gueuler ! … que je le reprends tel quel.
Françoise


                Je suis le PROLO D'LA NUIT, le vagabond, le déclassé, le hobo, le trimardeur. Celui qui marche hors des clous sociaux. Je suis le Prolo d'la Nuit qui se fait ermite, anachorète ou plutôt Anarchorète. Qui viatique dans les marges. Je suis le Prolo d'la Nuit qui se fout des commandements, des théories poussiéreuses. Je crache sur l'Église Anarchie et ses Saints Pères. Je suis le Prolo d'la Nuit qui cherche sa propre voie anarchiste. Je ne veux pas être le sauveur de l'Humanité. Je ne suis pas comme l'anarchiste qui obéit au commandement Aime ton prochain. L'anarchiste qui prend tous les malheurs sur son compte se confond avec son ami de Bethléem. Il finira clouté sur deux planches aux côtés d'un Barabas. C'est bien ce qu'il mérite ! Je dis à mon prochain Prends ton destin en main, ne t'empare pas de l'usine et de la machine. Fuis, exile-toi de ce monde ! Fuis l'atelier, le petit chef, méfie-toi comme de la peste des congressistes, des beaux parleurs promettant des lendemains meilleurs dans un au-delà libertaire illusoire. Du tribun comme du doctrinaire, du syndicat, du parti, de tout groupement. L'anarchie est un leurre, est un luxe si elle reste parlotage, commérage de bas étage. Agis comme bon te semble à l'image d'un Ravachol ou d'un Casério.
                Mon cœur ne bat pas la chamade à l'écoute de l'Internationale et des chants révolutionnaires. Le Grand Soir réalisé a en lui le camp sibérien, la geôle et la paillasse humide. Je hais les slogans sans effets immédiats. Je déteste les assemblées générales souveraines où la main levée est prédisposée à l'Ave ! Je hais les Associations libertaires décrétant qui est ou n'est pas anarchiste. Qui exclut à qui mieux mieux. Voilà pourquoi je suis un " En dehors " à l'image d'un Zo d'Axa, d'un Libertad. Je ne troquerai pas ma liberté au détriment d'un groupe. Je garde mon opinion pour moi-même. Je n'attends l'avis de personne. J'essaie, je tente autant que faire se peut, d'agir en anarchiste d'abord sur moi-même. Je suis le Prolo d'la Nuit qui au gré de ses divagations nocturnes, de ses périples de porteur de presse est fatigué d'écouter l'Oracle professant la bonne parole anarchiste. Je suis le Prolo d'la Nuit, né de basse extraction, devenu au fil du temps, au cours des nuits glaciales, neigeuses, étoilées, pluvieuses, un anachorète ou mieux encore un Anarchorète. Une personne décidée à suivre par elle-même son chemin vers la République d'Anarchie.
                L'Anarchorète rejette les autels des bien-pensants, des adorateurs de vieilles théories, les slogans et mots d'ordre pourris. Nous avons besoin d'épaisseur que diable. Et où allons-nous la dénicher cette épaisseur ? Dans les livres, les discours, les prises de paroles, dans les tracts ? Que nenni camarade, tu la débusqueras, si le cœur lui en dit à la belle, dans la pratique quotidienne, car ce qui vaut son pesant d'or ce sont les actes et non les verbiages inutiles, les motions de gratte-papiers ! Oh oui, je paye ma cotis' à l'orga. Néanmoins cela n'empêche pas de dire et contredire le groupe, les collectifs et les rassemblements, le fond d'ma réflectance, mille bombes ! Anarchiste de ce siècle, fais table rase du passé, milliard de dieu. N'attends pas l'unanimisme de ton groupe. Ou alors retourne aux calendes grecques. Deviens une marmite à renversement, un poignard, un pistolet, un écrit. Que ton quotidien soit la propagande par le fait. Tu as le choix des armes. Choisis ce qui t'apparaît la meilleure des voies. Tu es libre comme doit l'être tout anarchiste.

Ben l'Peinard
(Prolo d'la Nuit et Anarchorète)
Monde libertaire n° 1507 du 6 au 12 mars 2008

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Devoir de mémoire ?

vendredi 15 février 2008, 16:47

Dans les expressions utilisées sans cesse de nos jours - comme citoyenneté, commerce équitable, jeunes de banlieue  -  utilisées et  usées, vidées de sens ou détournées, le devoir de mémoire tient une bonne place. Mais …

Devoir pour qui ? Mémoire sélective ? Pour en faire quoi ?

Devoir pour les écoliers de cours moyen en parrainant un enfant mort de la Shoah, devoir pour les lycéens en écoutant la lettre de Guy Môquet à la rentrée, et les adultes alors ? Eux aussi sont visés certainement, tant on infantilise les humains - la matière première, vous savez, des ressources " humaines " - chaque fois qu'on les manipule  … devoir d'écouter, " religieusement " sans doute, d'ingurgiter à coup d'émotion, sans réflexion, sans discussion et sans contestation possible … Devoir pour les Schneider, Krupp ou Renault, les Dassault et autres ?

Mémoire sélective ? Certainement !

Les enfants " anormaux ", les enfants tsiganes, tous les êtres, quel que soit leur âge, qui furent broyés par la seconde guerre mondiale … les victimes de toutes les guerres du passé - Que maudite soit la guerre ! se lamente-t-on depuis la nuit des temps parmi les humbles -  mais aussi récemment les victimes tombées à Beyrouth, à Bagdad, à … ! Comment honorer tous ces morts pour le bon plaisir des puissants ?
Camps de réfugiés ou de prisonniers, camps de concentration ou d'extermination ou … de rétention ? Wagons à bestiaux ou charters affrétés à prix d'or - un peu moins voyant, un peu moins choquant ?

Pour en faire quoi ?

La tradition judéo-chrétienne s'effrite-t-elle, qu'il faille remplacer le " péché originel " par le poids d'enfants morts chargés sur les épaules d'autres enfants ? Les enfants qui vivent déjà leur propre galère devront-ils y ajouter, eux qui ne sont pas encore morts ?
Pour gommer dans l'émotion les causes éternelles des guerres, pour occulter les violences de l'État et du capitalisme …
Pour qu'encore une fois on entende claironner sur tous les médias le nom du sacré guignol ?

Tant que nous nous contenterons de protester, tant que nous nous accommoderons de ces gesticulations grotesques- plus c'est gros, mieux ça passe ! - et des injustices faites à d'autres, tant que nous n'arrêterons pas la machine folle, le présent et l'avenir s'inscriront en faux malgré les " Der des der ", " Plus jamais ça ", " Le fascisme ne passera pas " !

Françoise


"chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un enfant expulsé du territoire  français, victime des lois Hortefeux."

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Henri Salvador est mort ! Clopin-clopant


vendredi 15 février 2008, 17:28


La chanson douce, le loup, la biche et le chevalier … et d'autres textes, bien sûr … des chansons franchement alimentaires, mais bah ! N'oubliez pas les textes de Boris Vian et cette chanson que vous avez certainement chantée et dont les paroles peuvent être prises au pied de la lettre :

                                                Le travail, c'est la santé !
                                                Rien faire, c'est la conserver
                                                Les prisonniers du boulot
                                                N'font pas de vieux os !

Les couplets méritent aussi une saine méditation … sans doute cela justifierait-il que la chanson soit interdite ! Aujourd'hui, tout le monde revendique un emploi, alors que le problème essentiel est celui des ressources pour vivre simplement ! Quant à ne pas s'ennuyer et s'insérer socialement, ça peut se faire dans d'autres conditions …

Autre chanson, dont il faudrait se méfier pourtant : hé ! hé ! Zorro est arrivé ! hé ! hé !
Si certains ont cru aux dernières élections voir en Sarko le prochain Zorro et s'ils s'en mordent les doigts aujourd'hui, ils peuvent devenir manchots sans que je les plaigne …
Pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans la devise pétainiste " Travail, famille, patrie " et qui s'insurgent de l'évolution monstrueuse du monde où nous vivons, et ceux qui en pâtissent sans tomber dans la fatalité, n'attendez pas Zorro, le bandit masqué qui défend les faibles et les opprimés - Il n'y a pas de sauveur suprême ! comme dit une autre chanson - mais que chacun soit déterminé à relever la tête et à lutter !

Autre chanson, pour terminer : Minnie, petite souris ! et attention, les allumettes ont déjà mis le feu à la dynamite : le capitalisme nous conduit au suicide planétaire - plus ou moins vite, selon que vous êtes puissants ici ou pauvres ailleurs … Il est urgent de couper la mèche et d'envisager autre chose ensemble !

Bon, j'arrête ! Mais quoi : Faut rigoler ! Ça n'empêche pas de continuer à militer … sans se noyer comme Le scaphandrier.

Françoise

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P2P  : une traque de grande ampleur attendue

mardi 12 février 2008, 15:27
Les internautes seront prochainement sont étroite surveillance. Ainsi, un internaute qui mettra en partage plus de 50 fichiers soumis au droit d'auteur sur une période de 24 heures, sera placé sous surveillance renforcée durant 15 jours. Si durant cette période plus de de 500 fichiers ont été mis en partage, l'internaute sera convoqué devant la justice pour s'expliquer. Si plus de 1000 fichiers ont été mis en partage, les poursuites seront d'ordre pénales, et non plus civiles, avec à la clé des amendes allant jusqu'à 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende.



sources : journal pc inpact

...les ayants droit ont finalement été autorisés par la CNIL à mener des opérations de masse sur les réseaux P2P. Encore récemment, la SPPF se voyait à son tour autorisée par la CNIL à traquer ces infractions, après la SACEM et la SCPP.

Nous avons obtenu quelques détails supplémentaires sur les modalités concrètes de cette chasse. Il est vrai, ces règles de la traque aux pirates ne sont que temporaires puisque d'ici l'été, le gouvernement a promis de légiférer sur les accords Olivennes afin de mettre en place le mécanisme de la riposte graduée. Celui-ci consistera à envoyer un puis deux messages d'avertissements à l'internaute dont la ligne sert à télécharger puis à sanctionner le récidiviste d'une suspension voire d'une résiliation.

En attendant, le mécanisme qui fut avalisé par la CNIL du fait d'une décision du Conseil d'État ne lui laissant aucune marge de manoeuvre, va servir de tests prériposte graduée. Son examen attentif donne un avant-goût des festivités. En voilà les ingrédients, décrits cette fois avec un peu plus de détails que par le passé.

10 000 titres surveillés

Le traitement autorisé par la CNIL consiste en une base de données de 10 000 titres musicaux qui seront choisis par les sociétés d' auteurs dans leur catalogue et réactualisés à hauteur de 10 % tous les mois. À partir de là, les agents assermentés sont autorisés à déclencher des inspections sur quatre réseaux P2P (les noms n'ont pas été donnés). Ils vont se présenter comme de simples utilisateurs et recenser les adresses IP des internautes mettant à disposition les fichiers musicaux contenus dans la base.

Ensuite, pendant 24 h, on mesure le nombre de fichiers musicaux figurant dans la base mis à disposition par les internautes repérés.

    * Ceux qui mettent à disposition moins de 50 fichiers, se voient envoyer un message d' avertissement dans leur boîte mail.
    * Ceux qui mettent à disposition plus de 50 fichiers sont surveillés pendant 15 jours afin d ‘accumuler les preuves.

Ensuite, c'est le bilan : après deux semaines, ceux qui échangent moins de 1000 fichiers font l'objet de poursuites indemnitaires devant le juge civil. Ceux qui échangent plus de 1000 fichiers, font l'objet de poursuites pénales. Les données engrangées (adresses IP, titres, etc.) devraient être conservées durant 120 jours puis détruites.

50 000 messages d' avertissements par jour

Selon le dossier remis à la CNIL, le dispositif mis en place par ces trois sociétés d' auteur est dimensionné depuis le début pour envoyer 50 000 messages d' avertissement et pour l' identification de deux internautes par jour (pénal comme civil), soit plusieurs centaines d' internautes par an.

Répétons-le, ceci n'est qu'un test avant la mise en œuvre des engagements Olivennes. Mais avec un maximum de 18,25 millions de messages chaque année et simplement quatre réseaux P2P émis à partir de trois acteurs de la musique, on a presque du mal à quantifier la campagne à venir une fois la loi promise par le gouvernement votée dans le calme de l' été.

On comprend dès lors pourquoi les ayant droit, filières musicales et cinématographiques réunies, tentent actuellement d' affûter et d' harmoniser cette traque. Une seule société spécialisée pourrait se voir confier les clefs de cette chasse de grande ampleur. Le reste, on le connaît : les ayant droit auront l' initiative des poursuites et les messages d' avertissements seront envoyés par les FAI mais signés par l' autorité chargée d' orchestrer ces grandes manoeuvres.

Du début à la fin, nulle trace judiciaire. Il faudra en fait passer par la voie d'u n coûteux appel contre la suspension ou la résiliation pour pouvoir profiter de l'intervention d' un juge indépendant et dont tout semble avoir été fait pour éviter une implication trop rapide.

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Un "accident". Deux morts. Des adolescents...

Cliquez pour agrandir l'image mardi 27 novembre 2007, 21:39


Quand on a vécu les fausses déclarations après la mort de deux autres jeunes à l'automne 2005 …
Quand on sait que face au témoignage d'un policier assermenté, les témoignages contradictoires ne pèseront rien …
Comment s'étonner que les nouvelles déclarations ne soient pas acceptées ?

Quand les " robocops " se montrent ostensiblement lors des manifestations d'étudiants (plus discrets face aux manifs " grand'messe " ou face aux pompiers ou aux cheminots) …
Quand on voit le comportement de la BAC en centre ville et en banlieue …
Comment ne pas penser à une provocation ?

Quand les médias s'extasient des nouvelles armes, tyser, flashball …
Quand on nous vante l'entraînement aux guérillas urbaines …
Comment ne pas se croire en guerre ?

Quand on voit les forces de l'" ordre " à tous les carrefours, dans les gares et tous les lieux publics …
Quand on les voit rouler les mécaniques, armes à la ceinture, voire au poing …
Comment ne pas se croire face à une armée d'occupation ?

Quand on voit les contrôles d'identité au faciès …
Quand on voit l'arrogance et la brutalité d'une interpellation pour une simple protestation …
Comment ne pas penser à un couvre-feu en plein jour ?

Quand les médias rabâchent leur propagande, présentent leurs débats truqués …
Quand les directions syndicales et les partis agissent en traîtres lamentables …
Comment ne pas les renier ?

Quand les droits humains sont bafoués, que les rafles se multiplient …
Quand porter secours humainement vous place dans l'illégalité …
Comment accepter cette loi ?

Quand on enferme les " étrangers " en centre de " détention " …
Quand le fichage, le flicage, la surveillance nous assimile à des terroristes …
Comment ne pas évoquer le régime hitlérien ?

Voulons-nous attendre d'aller plus loin dans l'horreur ?
Entendons-nous les raisons de la colère ?
Arrêtons la machine infernale ! Grève générale ! Devoir de révolte !

Françoise

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Le 13 tous en grève avec les cheminots !

Cliquez pour agrandir l'image mercredi 31 octobre 2007, 18:57

Les régimes Spéciaux "indignes" d'après sarko !

Mais de qui parle-t-il ?

  • Des retraités cousus d'or qui emportent dans leurs bagages des milliers d'années de SMIC ?
  • Des actionnaires des grands groupes qui se goinfrent de dividendes alors que des hommes et des femmes sont jetés à la rue ?
Non, ce n'est-pas de ceux là dont parlent  FIFI et SARKO.
Les cheminots feraient partie des profiteurs qu'ils visent et qu'ils jettent à la vindicte populaire.
Pourquoi les cheminots devraient-ils accepter de travailler plus longtemps, cotiser encore plus cher et toucher moins en retraite ? Pour l'égalité ?
En matière d'égalité, il faut tout mettre sur la table. Par exemple, prendre en compte les éléments suivants :
  • Le minimum de pension de retraite à la SNCF est inférieur de 15% au SMIC.
  • Le niveau des pensions directes : 19% sont inférieures à 1 100 euros brut/mois et 54% sont inférieures à 1 500 euros brut/mois.
  • Les pensions de réversion (versées aux veuves ou veufs de cheminots) : Le taux est de 50% pour 54% au régime général, 70 % sont inférieures à 700 euros brut/mois et 50% sont inférieures à 600 euros brut/mois.
  • Les femmes n'ont pas d'indemnités supplémentaires pour les enfants élevés, contrairement à la fonction publique (1 an, puis 6 mois) ou le régime général (2 ans).
  • le taux de remplacement (rapport entre le dernier salaire d'activité et la pension) est de 63 % à la SNCF contre 73 % pour le régime général.
  • Les cotisations versées par les cheminots et l'employeur sont supérieures de 12 % à celles du régime général, ce qui fait que les prestations qui s'attachent à la possibilité de partir en retraite à 50 ou 55 ans sont entièrement financées par ces cotisations.....


SUPPRIMER LES REGIMES SPECIAUX, À QUELLES FINS ?


Il convient de dire que la suppression des acquis obtenus historiquement dans les luttes de quelques 500 000 salariés se traduirait par 0.1 % d'économie. Ce n'est pas cela qui va régler la question des petites retraites.
Par contre, le pouvoir en place trouverait sa tâche facilitée pour faire reculer à nouveau tous les droits des autres salariés et faire reporter l'âge de la retraite à 62 ans et plus comme le réclame le Medef.


La moyenne d'âge de cessation d'activité des salariés du privé est de 57,6 ans (les entreprises ayant recours à différents dispositifs pour "se séparer des plus âgés "...).

A travers la remise en cause des régimes spéciaux, c'est l'opposition entre salariés du public et du privé qui est visée, pour ensuite porter de nouvelles attaques au régime général avec l'allongement des années de cotisation et du départ à la retraite. Tout cela dans la perspective de 2008 (clause de revoyure de la réforme Fillon) en usant et abusant de propos réducteurs, mensongers.

Si le régime spécial des cheminots était supprimé, le déséquilibre  serait à la charge des assurés du régime général en lieu et place de l'État. Cela ne réglerait pas la question fondamentale du financement des retraites.
En réponse aux interrogations  de certains salariés sur l'existence ou pas de marges possibles, il est facile d'indiquer que les dividendes distribués aux actionnaires représentent plus de 30 milliards d'euros. On peut aussi y rajouter les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises distribuées chaque année, les 40 milliards de fraude fiscale et sociale des patrons et les 23 milliards d'euros par an d'exonération de cotisations sociales patronales. Soit pour 2006, un total de 158 milliards d'euros.

Pas de doute, de l'argent il y en a dans les caisses du patronat pour résorber le déficit de la branche vieillesse de la Sécu qui dépasse les 2 milliards d'euros pour 2006 ! Et la question fondamentale qui est posée réside en une autre répartition des richesses produites.
Le Medef et l'État veulent imposer le concept libéral préconisé par la commission européenne: une retraite par répartition faible (réduction du taux de remplacement) complétée par une épargne individuelle facultative via les fonds de pensions.


L'État donne l'exemple


L'Assemblée nationale a plus que doublé, mardi 30 octobre, la rémunération du chef de l'État et triplé le budget de l'Élysée !!!
Lors de la séance, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gôche. Timidement, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a trouvé "choquante" cette augmentation par rapport aux difficultés de l'ensemble des Français, avant de regagner son banc.

Quant au régime spécial de retraite des parlementaires que l'État ne modifiera pas, jugez plutôt :
  • Pour une cotisation de 20 % de leur indemnité parlementaire, pendant une législature, soit 5 ans, ils toucheront une retraite de 1500 € mensuels (à la SNCF, la pension moyenne nette mensuelle est de 1 567 euros pour une carrière complète !);
  • Pour 2 législatures, soit 10 ans : montant de la retraite : 3000 €;
  • Après 22,5 années de cotisations (pas 37,5, ni 40, ces gens là ne sont pas de vulgaires besogneux !) montant mensuel de la retraite : 6000 €.


Oui mais ça branle dans le manche


SNCF: grève reconductible à compter du 13 novembre au soir
Six fédérations syndicales de cheminots (CGT, FO, CFTC, Sud-Rail, UNSA, CGC) appellent à une grève reconductible à la SNCF à compter du 13 novembre à 20h pour dénoncer la réforme des régimes spéciaux de retaite...
Sauf bien sur les jaunes de service : CFDT et  FGAAC

APPEL DE ROUEN
"Grève, occupation, blocage. Nous avons commencé...
Aujourd'hui jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.
Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérégler les gestes tellement huilés du quotidien...."
Le lundi une AG de 1000 personnes à la fac de Rouen. vote la grève avec blocage à une large majorité.

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE DES 27 ET 28 OCTOBRE 2007 A TOULOUSE
"...Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus
de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en
concurrence des universités à l'échelle européenne ...Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Français et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications...."



L'urgence sociale, ce n'est pas la réforme des régimes spéciaux de retraites mais beaucoup plus celle de l'abolition du travail salarié et de l'État !


Ils ne sont forts que parce que nous sommes désorganisés, prouvons désormais aux patrons et à l'État que nous sommes en mesure de prendre nous-mêmes notre vie en charge !



Le bolo  groupe Vivre Libre

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Après les manifs des 18 et 20

Cliquez pour agrandir l'image dimanche 28 octobre 2007, 16:35

Manif du 18 octobre 2007 à Lyon : les manifestants étaient venus (en particulier, chez les hospitaliers), une belle manif quoi ! Les robocops peu visibles (c'est pas une manif d'étudiants …), les RG quand même … la grille anti-émeutes et un camion qui filme les manifestants, preuve qu'ils sont bien entraînés au cas où …).
En fin de manif, l'appel à celle du 20 appelée par RESF et d'autres …

Dès le 19, les affiches du PCF appelant à une grande riposte sociale à Paris pour le 27 octobre : Pire qu'en 2003 ! Je me souviens de belles manifs tous les deux ou trois jours, et l'apothéose à Paris pour " recommander " la grève générale (le message le plus " offensif " !), bel enterrement et les camions de nettoyage de Paris prêts à faire le ménage tandis que les provinciaux repartent vers les gares … Et le retour de bâton, la sanction financière assumée, mais pas indolore …
Alors le succès d'une manif le 18, et l'enterrement à Paris dès le 27 ! Quelle combativité, camarades !

Alors le 20 octobre 2007, au lieu d'un rassemblement de deux ou trois cents personnes, (en grande partie les victimes accompagnées de quelques trop rares soutiens), aux Terreaux ce fut progressivement des individus, des groupes, des drapeaux, (des récupérations aussi, mais bon !) et au cours du périple vers Bellecour, puis la Guillotière, un cortège de plus en plus fourni ! Une vraie belle manif avec des slogans enfin cohérents non plus restreints aux enfants scolarisés mais dénonçant la situation faite aux sans-papiers, les rafles, les " rétentions ", les expulsions … 1ère, 2ème, 3ième, 4ième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !
Belle manif, oui ! Écrasée par le silence assourdissant des médias. Simple exutoire à l'absence de poursuite du mouvement commencé le 18 ?

Et puis, appel au 20 novembre pour la fonction publique …
Après : Noël, Pâques et la Trinité. …
Rideau. On verra … ou pas. Ou peut-être ?

Le communiqué de presse de la CIMADE, pas des révolutionnaires pourtant, mais trop, c'est trop parfois … Oui, aujourd'hui, en France, à Lyon et ailleurs, les forces de répression font des rafles contre les " étrangers " (reconnus au simple coup d'œil par ces experts es faciès), suspects d'être sans-papiers ou terroristes … et les pauvres qui font tâche dans les beaux quartiers … On ramasse bien les papiers gras.

Concrètement : notez chaque jour le nombre de gendarmes, policiers, vigiles municipaux ou non aperçus dans votre activité ordinaire et méditez vos observations …
Variante pour les plus sportifs : marchez la tête en l'air et comptez ou mieux répertoriez les caméras de surveillance sur votre périple habituel et méditez encore …
Faîtes partager généreusement vos observations !

Françoise

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Lutte anti-terroriste

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La glorieuse police française a déjoué un horrible complot terroriste le 3 juin

Par Oliv du groupe Nada de Toulon, 31 juillet 2007



On est encore loin – et je dirais même que l'on s'en éloigne de jour en jour – de l'antépénultième cas de putsch quotidien de la police, ce qui voudrait dire que l'on s'approche de la fin de pratiques pour le moins douteuses de nos amis les « Men in Blue ». Le dit « putsch quotidien de la police » se produisant à chaque fois que des membres des forces de l'ordre se propulsent au-dessus des lois officielles, déjà pour le moins discutables en soit, et sèment la leur dans la rue, celle de l'arbitraire brut (et brutal) qui piétine allègrement toute notion de dignité humaine.

lire la suite sur le site du groupe Nada de Toulon

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On s'organise et on lutte

Cliquez pour agrandir l'image Par FA VERCORS, jeudi 26 juillet 2007 à 16:17

Pendant que le gouvernement (ou sa famille) trafique avec un dictateur, pendant que l'opposition se fait hara-kiri, ou pire, est en vacances, les séances du parlement battent leur plein cet été :

l'article de FA Vercors

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La violence permanente des contrôles paramilitaires dans les transports et de l'occupation de l'espace public

29 mars 2007, par Oliv du groupe nada de toulon

Qui s'étonne de l'émeute provoquée mardi 27 mars suite à un contrôle de billets, gare du Nord, Paris, ne prend jamais les transports publics ! ...


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lire la suite sur le site du groupe Nada de Toulon

DEVOIR DE MEMOIRE

Puisque la mémoire est un devoir
Je veux que la mienne soit libre,
Mes sentiments n'font pas le trottoir
Et mon coeur choisit pour quoi il vibre.

Alors chacun trouve dans l'histoire
Un peu de chagrin à monnayer
Et des souffrances se fait une gloire,
Pour aujourd'hui être pardonné.

Si c'est par devoir que je m'incline
Au diable les figures imposées
Qu'elles soient cocardières ou bien divines,
J'ai aussi droit à mon passé.

Je réveille ma mémoire d'enfant
A des voix aux accents oubliés
Avec leurs paroles de grands-parents
Dans ces interminables veillées.

Et vivait à nouveau l'Italie
Aux bagages douloureux de l'exil,
Et cette lointaine Lombardie
Mélange d'amour et de périls.

Leurs yeux s'éclairaient dans la jeunesse
Et le souvenir des vieux amis
Tantôt avec joie, ou bien tristesse ...
Et une larme pour le maudit.

Alors des noms étaient chuchotés,
Et les discussions reprenaient
Opinions pas toujours partagées,
Mais pour lui le silence se faisait.

Tout enfant j'ai voulu comprendre
Pourquoi la crainte et l'admiration
Quelquefois semblables à s'y méprendre
Fondent amitiés ou divisions.

Mais pour eux, cet ami de toujours
Resterait des leurs et sans tabou
Malgré son voyage sans retour
Ma grand-mère lui gardait ses yeux doux.

Ce camarade pour qui j'ai mal,
Et plus fort que tous, nous a crié:
VIVE LA REVOLUTION SOCIALE
Tout en sachant le prix à payer.

Sachant très bien qu'il n'est jamais bon
De secouer les plis du drapeau...
Avec respect je vous dis son nom
Santo Geronimo Caserio.

Maurice du groupe "Les Enragés
février 2007

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C'est la racaille, eh bien j'en suis !

samedi 16 septembre 2006, 20:13

Préambule :
Il ne s'agit pas , pour nous, de faire l'apologie des comportements fachos, machistes, violents ... des petits caïds de banlieue qui reproduisent à petite échelle toutes les saloperies de l'état capitaliste que nous combattons partout.

Révolte des "jeunes de banlieue" :
  • automne 2005
Mouvement lycéen-étudiant :                
  • printemps 2005 contre la loi Fillon,
  • mars 2006 contre le CPE

Deux mouvements qui n'ont pas su reconnaître leur intérêt commun.


Si les anarchistes avaient une action utile à accomplir, c'était de trouver le lien entre ces deux révoltes pour promouvoir la Révolution Sociale et Libertaire.
On peut constater que les anarchistes, à quelques exceptions près, ont raté une occasion réelle d'action directe et efficace contre l'état.

En effet, si certains libertaires n'ont pas su le réaliser, d'autres, ce qui est plus grave à notre avis, « Libertaires Responsables » ont rejeté ces jeunes pas « politiquement corrects » ( fachos, machistes, violents, voleurs  ... ). Quels que soient ces comportements, leur révolte était et reste légitime.

Ces libertaires "responsables" ont la mémoire courte.

En 1968, sur les barricades, il y avait quelques anars, des lycéens, des étudiants et surtout des zonards, blousons noirs et autres éléments incontrôlés et incontrôlables.

En 1936, en Espagne, lors de la Révolution Sociale et Libertaire, qu'on commémore en cette année 2006, parmi les plus déterminés à construire la révolution, on trouve entre autres la « columna de hierro » ( colonne de fer ).
Celle-ci fut créée par des militants de la FAI et de la CNT avec des détenus du pénitencier de San Miguel de Los Reyes, alors que les « militantes  destacados » ( militants réputés, on dirait aujourd'hui « éléments moteurs ») s'intégraient dans l'état pour entrer le 4 novembre 1936 au gouvernement.

Les révolutions ne se font pas qu'avec de gentils libertaires et la révolte des banlieues était dirigée contre l'état..

Pourtant, depuis bientôt un an, silence, silence des médias, silence des libertaires.

Un livre parmi d'autres qui rompt le silence :

C'est de la racaille ? Eh bien, j'en suis !

À propos de la révolte de l'automne 2005
De Alèsssi Dell'Umbria
Editions L'échappée, collection Dans la mêlée – 2006

(en vente à la plume noire)

Les problèmes de fond n'ont pas été réglés. L'alternative proposée se résume à la prison ou l'isoloir !

Rien n'a changé, toutes les conditions sont réunies, aujourd'hui comme hier, pour de nouvelles explosions. Et nous, les anars, que faisons-nous ? On reste aux portes des prisons et des banlieues avec nos banderoles ? Ou on y va ?


Le bolo et françoise

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Vos réactions

Par définition, l'anarchisme est pluriel. Et nul ne parle au nom des autres. Les déclarations ci-après peuvent représenter tantôt une diversité de points de vue et de décision et tantôt des accords profonds.

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Se soumettre ou résister

lundi 2 octobre 2006, 20:12

« En invoquant la notion de "délit continu", le Procureur d'Alès et donc l'Etat, ressort du passé la fameuse loi sur l'insoumission au service militaire. Le jeu consistait à l'époque à embastiller les opposants politiques. Une fois la peine purgée, ils étaient libérés… puis reconvoqués sous les drapeaux … puis de nouveau embastillés… A ce compte, le "Procès" de Kafka avait le mérite de savoir mettre fin à une situation absurde et autoritaire. »
Benjamin Deceuninck.

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