Expression libre

Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître :::::: Ni dieu Ni maître ::::::  

Un Anarchorète en père Peinard, milliard de bon dieu !!!

samedi 22 mars 2008, 12:01
Ce texte correspond tant à ce que j'avais envie de gueuler ! … que je le reprends tel quel.
Françoise


                Je suis le PROLO D'LA NUIT, le vagabond, le déclassé, le hobo, le trimardeur. Celui qui marche hors des clous sociaux. Je suis le Prolo d'la Nuit qui se fait ermite, anachorète ou plutôt Anarchorète. Qui viatique dans les marges. Je suis le Prolo d'la Nuit qui se fout des commandements, des théories poussiéreuses. Je crache sur l'Église Anarchie et ses Saints Pères. Je suis le Prolo d'la Nuit qui cherche sa propre voie anarchiste. Je ne veux pas être le sauveur de l'Humanité. Je ne suis pas comme l'anarchiste qui obéit au commandement Aime ton prochain. L'anarchiste qui prend tous les malheurs sur son compte se confond avec son ami de Bethléem. Il finira clouté sur deux planches aux côtés d'un Barabas. C'est bien ce qu'il mérite ! Je dis à mon prochain Prends ton destin en main, ne t'empare pas de l'usine et de la machine. Fuis, exile-toi de ce monde ! Fuis l'atelier, le petit chef, méfie-toi comme de la peste des congressistes, des beaux parleurs promettant des lendemains meilleurs dans un au-delà libertaire illusoire. Du tribun comme du doctrinaire, du syndicat, du parti, de tout groupement. L'anarchie est un leurre, est un luxe si elle reste parlotage, commérage de bas étage. Agis comme bon te semble à l'image d'un Ravachol ou d'un Casério.
                Mon cœur ne bat pas la chamade à l'écoute de l'Internationale et des chants révolutionnaires. Le Grand Soir réalisé a en lui le camp sibérien, la geôle et la paillasse humide. Je hais les slogans sans effets immédiats. Je déteste les assemblées générales souveraines où la main levée est prédisposée à l'Ave ! Je hais les Associations libertaires décrétant qui est ou n'est pas anarchiste. Qui exclut à qui mieux mieux. Voilà pourquoi je suis un " En dehors " à l'image d'un Zo d'Axa, d'un Libertad. Je ne troquerai pas ma liberté au détriment d'un groupe. Je garde mon opinion pour moi-même. Je n'attends l'avis de personne. J'essaie, je tente autant que faire se peut, d'agir en anarchiste d'abord sur moi-même. Je suis le Prolo d'la Nuit qui au gré de ses divagations nocturnes, de ses périples de porteur de presse est fatigué d'écouter l'Oracle professant la bonne parole anarchiste. Je suis le Prolo d'la Nuit, né de basse extraction, devenu au fil du temps, au cours des nuits glaciales, neigeuses, étoilées, pluvieuses, un anachorète ou mieux encore un Anarchorète. Une personne décidée à suivre par elle-même son chemin vers la République d'Anarchie.
                L'Anarchorète rejette les autels des bien-pensants, des adorateurs de vieilles théories, les slogans et mots d'ordre pourris. Nous avons besoin d'épaisseur que diable. Et où allons-nous la dénicher cette épaisseur ? Dans les livres, les discours, les prises de paroles, dans les tracts ? Que nenni camarade, tu la débusqueras, si le cœur lui en dit à la belle, dans la pratique quotidienne, car ce qui vaut son pesant d'or ce sont les actes et non les verbiages inutiles, les motions de gratte-papiers ! Oh oui, je paye ma cotis' à l'orga. Néanmoins cela n'empêche pas de dire et contredire le groupe, les collectifs et les rassemblements, le fond d'ma réflectance, mille bombes ! Anarchiste de ce siècle, fais table rase du passé, milliard de dieu. N'attends pas l'unanimisme de ton groupe. Ou alors retourne aux calendes grecques. Deviens une marmite à renversement, un poignard, un pistolet, un écrit. Que ton quotidien soit la propagande par le fait. Tu as le choix des armes. Choisis ce qui t'apparaît la meilleure des voies. Tu es libre comme doit l'être tout anarchiste.

Ben l'Peinard
(Prolo d'la Nuit et Anarchorète)
Monde libertaire n° 1507 du 6 au 12 mars 2008


_____________________________________________________________



Stop the police



Sommes-nous dans un laboratoire secret où des savants fous testent sur eux-mêmes leur dernière invention ?
Sommes-nous dans un cabinet médical où l'on pratique la mésothérapie, vous savez cette méthode qui consiste à utiliser plusieurs aiguilles pour des injections intra-dermiques de produits actifs ?
Sommes-nous dans une cour de récréation où des petits camarades de jeu s'amusent à se torturer.
Eh bien non, nous sommes dans le Jura.  Jura signifie « forêt sauvage ».

Dans les garages d'une gendarmerie, des individus non pas habillés de peaux de bête mais de tenues militaires suivent une « formation » et font subirent « à deux volontaires issus de leurs rangs » les effets du dernier joujou dont seront équipés les « valeureux défenseurs de l'ordre public » ! : le Taser X26

Ce n'est pas le beaujolais nouveau mais le taser X26 nouveau et vous pourrez suivre ci-après les péripéties de ces ivrognes de la violence et du non-droit.

SVP, ne gerbez pas. Vous allez éclabousser vos écrans !


Herope



L'INFO DU JURA ( article sur le journal le  Progrès)
Dernière mise à jour : jeudi 13 mars 2008

Gendarmerie : le Taser X26 est arrivé

Le pistolet à impulsion électrique, qui a fait couler tellement d'encre, équipe dorénavant les quatre pelotons de surveillance et d'intervention jurassiens. Les suspects devraient très vite être au courant

La scène se déroule en début de semaine, dans les garages du groupement de la gendarmerie du Jura. Des militaires sont réunis là, autour d'une arme étrange posée sur une table improvisée. L'objet est jaune vif et ressemble à un pistolaser pour série télé de science-fiction des années soixante-dix.
C'est un pistolet à impulsion électrique. Le fameux Taser X26 qui a fait couler tellement d'encre. Le groupe de gendarmes est le dernier des quatre pelotons de surveillance et d'intervention (PSIG) du département à « subir » la formation avant l'entrée en service de la chose aux allures futuristes.
Subir, c'est bien le mot. Du moins pour les deux volontaires qui testent en conditions réelles les effets du Taser. Le fonctionnement de l'arme est simple : elle projette deux ardillons reliés au pistolet par des fils électriques qui se fichent dans les vêtements (ou la peau) d'un suspect.
Le tireur contrôle l'impulsion électrique avec la gâchette. Il envoie une décharge à l'individu dont les muscles sont instantanément tétanisés. Il chute. S'il se rebelle en reprenant ses esprits, il suffit de réappuyer sur la gâchette pour lui en remettre une dose.
Enfantin, redoutablement efficace et peu dangereux pour le voyou. Mais ça fait très mal. Comme les volontaires vont en faire l'expérience.Le gendarme Stéphane Brisse, membre du PSIG, moniteur d'intervention professionnel et formateur relais pour cette nouvelle arme, se met en position de tir.
Le premier volontaire se positionne de dos par rapport au tireur, comme s'il voulait fuir. Devant lui sont disposés des tapis pour amortir sa chute. Au cas où.
De chaque côté du cobaye, deux autres gendarmes ont pris place pour le retenir lorsqu'il va tomber. C'est parti. Stéphane Brisse appuie sur la détente. Une sorte de crépitement se fait entendre. Le corps du volontaire se tend comme un arc, il pousse un cri et chute avec une expression d'incrédulité douloureuse sur le visage. L'impulsion dure cinq secondes.
Que du bonheur pour autant que l'on puisse en juger d'après le faciès de l'homme au sol.


Le second volontaire va expérimenter l'autre façon de se servir du Taser. En le mettant directement au contact du suspect, au corps à corps. Le cobaye est un beau bébé qui doit dépasser le mètre quatre-vingts et les quatre-vingts kilos. Pas du genre filiforme, le garçon. Il est également dos à l'instructeur qui simule l'interpellation. Lorsque ce dernier envoie le courant, le costaud fait un bond en avant.

Comme s'il avait pris un uppercut de Mike Tyson dans les reins. Jamais l'expression « prendre une châtaigne » n'aura été plus justifiée en matière de coup de jus. Pas aussi spectaculaire que la démo à distance, mais tout aussi clair. « Alors ? », questionne Stéphane Brisse une lueur amusée dans le regard, « si vous étiez des délinquants, vous croyez que ça serait nécessaire d'envoyer une autre impulsion pour que vous obtempériez ? ». Les deux hommes, le sourire légèrement crispé, conviennent que non.

50 000 volts mais deux milliampères


Comme les gendarmes ont pu l'apprendre au cours de leur formation théorique qui a débuté en janvier et s'est achevée ces jours, le Taser X26 est un pistolet à impulsion électrique.
Une arme classée parmi les « moyens de force intermédiaires ».
En clair, une façon de sécuriser les interventions dangereuses qui se situe entre l'arme à feu et les mains nues. C'est-à-dire qu'elle permet de neutraliser un individu (après les sommations d'usage et s'il refuse de se soumettre, évidemment) en évitant le contact physique - toujours potentiellement problématique pour le gendarme - et à moindre risque pour le suspect.
Le Taser envoie un signal électrique qui, reçu par le cerveau, commande la contraction des muscles et provoque le déséquilibre. Un signal de cinquante mille volts Impressionnant, dit comme cela, mais ce courant ne provoque pas de dommages. Sauf à ce que le suspect se blesse en tombant.
Ce qui est dangereux, avec l'électricité, ce sont les ampères. A titre indicatif, une prise électrique délivre un courant de dix à quinze ampères, le Taser de deux milliampères. Une décharge cent fois moins forte que celle d'un défibrillateur. Et, théoriquement, les pacemakers sont prévus pour résister aux défibrillateurs.

Jean-François Butet

_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

Pourquoi ce silence ?

vendredi 7 mars 2008
A l'heure du battage médiatique des municipales, véritable piège, conditionnement des masses...

Dans une soit disant démocratie, on ne peut que s' interroger sur la réelle volonté actuelle des partis traditionnels de gauche ou d' extrême gauche ainsi que des syndicats institutionnels de créer les moyens d'une offensive populaire, chacun se complaisant dans un plan de "carrière" bien déterminé.

Pourtant, jour après jour, l'étau se resserre dans une indifférence qui frôle l'inconscience.


Les lois, les décrets qui s'accumulent ne font que renforcer et donner les moyens au locataire de l'Élysée, grand valet du capitalisme, tous les outils pour nous contraindre à n'être que des bons petits soldats du système.

Les dérapages abondants deviennent de simples faits divers dans une banalisation contrôlée mise en place pour les auteurs de tous ces abus : insultes méprisantes du président, violences policières légitimées voire encouragées (primes au mérite), atteinte à la liberté des médias :
le journaliste Dasquié perquisitionné, violenté chez lui devant sa famille puis placé en garde à vue 48 heures pour diffusion d'informations compromettantes pour le pouvoir
Robert, le journaliste "free" qui à révélé l'affaire Clearsteam, surveillé par les RG, avec plus de vingt procès intentés contre lui
documentaire télévision sur Direct 8, également très gênant pour le pouvoir supprimé sur un simple appel de Bolloré, propriètaire de la chaine
Serge Dassault lors d'une réunion pour les municipales ayant fait sortir par ses gorilles une journaliste qui lui pose une question par trop embarrassante
Gauthier-Sauvagnac avec ces millions d'euros détournés et en plus une prime de départ...

Tout est normal, banal !


Smoby : près de 500 licenciements
l'usine Renault de Sandouville, 4000 ouvriers, chômage technique 10 jours/mois depuis 3 mois et menace de fermeture...

La liste est trop longue sur la violation de nos espaces de vie, de travail... d'expression, de liberté, aussi...

Avec tous ceux et toutes celles qui croient qu'un autre monde est possible, luttons, réagissons !


Il ne peut se gagner qu'en cassant le mur de silence pesant érigé par une pré-dictacture qui se développe, grossit et sous peu accouchera d'une véritable dictature qu'il sera encore plus difficile de déloger.

Tout semble tranquille mais la Bête est déjà là, le mal déjà fait.

herope

_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

LE POINT SUR : l' accès au logement à l' OPAC …

dimanche 2 mars 2008, 09:36

Ce matin, en même temps que l' échéance de notre loyer à payer, nous recevons la lettre mensuelle des locataires de l'Opac….

Nous ne vous ferons pas de grands discours à son sujet car nous ne voudrions pas faire injure à votre intelligence à qui nous allons demander de chercher l' erreur :

Quelques extraits de cette lettre :



LE POINT SUR : l' accès au logement à l' OPAC …


Il est de plus en plus difficile d' obtenir un appartement à l' OPAC….

52000 familles cherchent aujourd' hui à se loger dans notre département.

En 2007, plus de 12400 ménages ont fait une demande…(nous ne terminons pas la phrase, sans intérêt, c' est leurs chiffres, pas envie de vérifier on ne sait où)
Alors que nous développons notre patrimoine régulièrement et que nous construisons de plus en plus (500 logements par an), nous ne pouvons malheureusement offrir, en moyenne, qu' un appartement pour 8 demandes.

Bon là pour ce qui suit, nous grossissons le caractère car ça mérite d' être souligné :

Les départs diminuent et les chanceux qui ont un logement préfèrent souvent rester où ils sont, ce qui ne permet pas de développer de nouvelles offres.

(que fait-on : on se pend rongé par le remords, on organise une collecte – dur avec tous les rmistes de notre allée - on va à confesse car nous sommes de fieffés égoïstes…)

Au verso de la feuille de chou (nous disons feuille de chou car restons  à l' étalage du maraîcher  puisqu' on nous prend pour des « glands », des « noix », sans oublier les « nouilles » pour équilibrer le régime :

VENTES : T2, T3,T5 dans « résidences » , priorité à nos « locataires » 
(nous passons les surfaces et les prix)

Ah oui, en plus : quelques conseils nous sont donnés pour LE GESTE VERT :

« Pour préserver la salubrité de l' atmosphère d' une chambre, il est important de se plier à quelques règles simples :


    *          dépoussiérer régulièrement à l' aide d' un chiffon
    *          changer les draps tous les 15 jours
    *          passer l' aspirateur 2 fois par semaine particulièrement sur la moquette
    *          taper les tapis à l' extérieur


RAVIS D' APPRENDRE QUE LES HLMISTES SONT DES DEMEURES ET DES CRADINGUES !!!!!!!!!



herope

_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

LE CLOWN BLANC


jeudi 28 février 2008, 10:02

Comme au cirque, avec un art consommé de la comédie et de la parodie, N.  Sarkozy et F.  Fillon nous jouent leurs partitions.

Le clown blanc Fillon parait sage,  hautain,  quasiment statique, donnant des leçons au public : le bon peuple.

Le clown au masque  ricanant,  fait des gaffes,  amuse le monde par ses bons mots « casse-toi pauvre con » , par ses Vaudeville « si tu reviens, j' arrête tout », le captive par sa bravoure lors de ses déplacements, véritable petite armée en marche à lui seul, Rambo de fond de salle pour films série B.

L' un captant l' attention par tous les moyens, y compris celui de se poser en victime.

L' autre oeuvrant en silence à la démolition du système social conquis de haute lutte, renforçant méthodiquement un ordre policier de plus en plus omniprésent,  « fichant », « biométrisant », « adnisant » systématiquement la population qu' il étouffe lentement  sous le garrot d' un système de plus en plus répressif et fascisant.

Dans un futur très proche, puces furtives dans les ordinateurs, drones survolant les cités…. Mais non, ce n' est pas de la science fiction. Comme diables en boîte, toutes ces mesures sont prêtes à surgir des cartons ou des têtes malades de nos « dirigeants ».

Dans une pirouette, ils ébranlent de  leurs mains avides  les fondements même de la révolution de 1789 en bafouant et remettant en cause largement la fameuse « déclaration des droits de l' homme » :  loi concernant la récidive (double peine comme au temps des rois : prison puis bannissement à vie). Leur langage  est  subtil et mensonger. Ils parlent de sécurité, de sûreté (comprendre rééducation mentale et physique,  médicaments, incarcérations abusives…).

L' application de la loi est repoussée par le conseil constitutionnel dont les décisions sont censées être irrévocables, sans appel. Akhenaton, en bon roi Soleil, se pourvoit en cassation en  créant un précédent scandaleux, et sans attendre la décision annonce que la loi passe et sera appliquée.

Seul le fric compte, la puissance du poste de «  président de droit divin ».

Des lois, les unes après les autres tombent comme des couperets dans l' indifférence générale. Les gens ne pensant qu' à survivre, alors de là à s' occuper de ce qui se passe autour de soi, c' est autre chose !

Les médias les abrutissent , ils sont sous contrôle.

Dans une population où 8  millions de personnes  vivent au niveau de seuil de pauvreté (chiffre officiellement reconnu !), peu de frémissements. Les préoccupations sont ailleurs : manger, se loger…, vivoter.

Jour après jour la représentation se renouvelle, les rôles redistribués, la mise en scène peaufinée. Le public ne rit plus. Il souffre, s' arc-boute résigné, fataliste,  groggy !!!

Il faudra des années avant que l' esprit de lutte se réveille,  ressurgisse dans les têtes, dans les  cœurs,  dans les tripes.

C' est à nous, derniers bastions de résistance,  d' insuffler le courage de réfléchir sur l' iniquité de ce monde, de faire comprendre que nos idées  libertaires valent mieux que leur monde de  profits et de privilèges, que c' est un jeu de dupes que de croire que nous en faisons partie de notre plein gré, qu' aucune autre solution ne s' offre à nous.

Nous sommes leurs marionnettes, c' est tout.

Notre seul voie, notre seul avenir : refuser la société qui veulent nous imposer, démolir leur cirque, répandre sur le sable de l' arène leur sang vénéneux.



herope

_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

Devoir de mémoire ?

vendredi 15 février 2008, 16:47

Dans les expressions utilisées sans cesse de nos jours - comme citoyenneté, commerce équitable, jeunes de banlieue  -  utilisées et  usées, vidées de sens ou détournées, le devoir de mémoire tient une bonne place. Mais …

Devoir pour qui ? Mémoire sélective ? Pour en faire quoi ?

Devoir pour les écoliers de cours moyen en parrainant un enfant mort de la Shoah, devoir pour les lycéens en écoutant la lettre de Guy Môquet à la rentrée, et les adultes alors ? Eux aussi sont visés certainement, tant on infantilise les humains - la matière première, vous savez, des ressources " humaines " - chaque fois qu'on les manipule  … devoir d'écouter, " religieusement " sans doute, d'ingurgiter à coup d'émotion, sans réflexion, sans discussion et sans contestation possible … Devoir pour les Schneider, Krupp ou Renault, les Dassault et autres ?

Mémoire sélective ? Certainement !

Les enfants " anormaux ", les enfants tsiganes, tous les êtres, quel que soit leur âge, qui furent broyés par la seconde guerre mondiale … les victimes de toutes les guerres du passé - Que maudite soit la guerre ! se lamente-t-on depuis la nuit des temps parmi les humbles -  mais aussi récemment les victimes tombées à Beyrouth, à Bagdad, à … ! Comment honorer tous ces morts pour le bon plaisir des puissants ?
Camps de réfugiés ou de prisonniers, camps de concentration ou d'extermination ou … de rétention ? Wagons à bestiaux ou charters affrétés à prix d'or - un peu moins voyant, un peu moins choquant ?

Pour en faire quoi ?

La tradition judéo-chrétienne s'effrite-t-elle, qu'il faille remplacer le " péché originel " par le poids d'enfants morts chargés sur les épaules d'autres enfants ? Les enfants qui vivent déjà leur propre galère devront-ils y ajouter, eux qui ne sont pas encore morts ?
Pour gommer dans l'émotion les causes éternelles des guerres, pour occulter les violences de l'État et du capitalisme …
Pour qu'encore une fois on entende claironner sur tous les médias le nom du sacré guignol ?

Tant que nous nous contenterons de protester, tant que nous nous accommoderons de ces gesticulations grotesques- plus c'est gros, mieux ça passe ! - et des injustices faites à d'autres, tant que nous n'arrêterons pas la machine folle, le présent et l'avenir s'inscriront en faux malgré les " Der des der ", " Plus jamais ça ", " Le fascisme ne passera pas " !

Françoise


"chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un enfant expulsé du territoire  français, victime des lois Hortefeux."


_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

Henri Salvador est mort ! Clopin-clopant


vendredi 15 février 2008, 17:28


La chanson douce, le loup, la biche et le chevalier … et d'autres textes, bien sûr … des chansons franchement alimentaires, mais bah ! N'oubliez pas les textes de Boris Vian et cette chanson que vous avez certainement chantée et dont les paroles peuvent être prises au pied de la lettre :

                                                Le travail, c'est la santé !
                                                Rien faire, c'est la conserver
                                                Les prisonniers du boulot
                                                N'font pas de vieux os !

Les couplets méritent aussi une saine méditation … sans doute cela justifierait-il que la chanson soit interdite ! Aujourd'hui, tout le monde revendique un emploi, alors que le problème essentiel est celui des ressources pour vivre simplement ! Quant à ne pas s'ennuyer et s'insérer socialement, ça peut se faire dans d'autres conditions …

Autre chanson, dont il faudrait se méfier pourtant : hé ! hé ! Zorro est arrivé ! hé ! hé !
Si certains ont cru aux dernières élections voir en Sarko le prochain Zorro et s'ils s'en mordent les doigts aujourd'hui, ils peuvent devenir manchots sans que je les plaigne …
Pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans la devise pétainiste " Travail, famille, patrie " et qui s'insurgent de l'évolution monstrueuse du monde où nous vivons, et ceux qui en pâtissent sans tomber dans la fatalité, n'attendez pas Zorro, le bandit masqué qui défend les faibles et les opprimés - Il n'y a pas de sauveur suprême ! comme dit une autre chanson - mais que chacun soit déterminé à relever la tête et à lutter !

Autre chanson, pour terminer : Minnie, petite souris ! et attention, les allumettes ont déjà mis le feu à la dynamite : le capitalisme nous conduit au suicide planétaire - plus ou moins vite, selon que vous êtes puissants ici ou pauvres ailleurs … Il est urgent de couper la mèche et d'envisager autre chose ensemble !

Bon, j'arrête ! Mais quoi : Faut rigoler ! Ça n'empêche pas de continuer à militer … sans se noyer comme Le scaphandrier.

Françoise

_____________________________________________________________


 
Cliquez pour agrandir l'image

P2P  : une traque de grande ampleur attendue

mardi 12 février 2008, 15:27
Les internautes seront prochainement sont étroite surveillance. Ainsi, un internaute qui mettra en partage plus de 50 fichiers soumis au droit d'auteur sur une période de 24 heures, sera placé sous surveillance renforcée durant 15 jours. Si durant cette période plus de de 500 fichiers ont été mis en partage, l'internaute sera convoqué devant la justice pour s'expliquer. Si plus de 1000 fichiers ont été mis en partage, les poursuites seront d'ordre pénales, et non plus civiles, avec à la clé des amendes allant jusqu'à 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende.



sources : journal pc inpact

...les ayants droit ont finalement été autorisés par la CNIL à mener des opérations de masse sur les réseaux P2P. Encore récemment, la SPPF se voyait à son tour autorisée par la CNIL à traquer ces infractions, après la SACEM et la SCPP.

Nous avons obtenu quelques détails supplémentaires sur les modalités concrètes de cette chasse. Il est vrai, ces règles de la traque aux pirates ne sont que temporaires puisque d'ici l'été, le gouvernement a promis de légiférer sur les accords Olivennes afin de mettre en place le mécanisme de la riposte graduée. Celui-ci consistera à envoyer un puis deux messages d'avertissements à l'internaute dont la ligne sert à télécharger puis à sanctionner le récidiviste d'une suspension voire d'une résiliation.

En attendant, le mécanisme qui fut avalisé par la CNIL du fait d'une décision du Conseil d'État ne lui laissant aucune marge de manoeuvre, va servir de tests prériposte graduée. Son examen attentif donne un avant-goût des festivités. En voilà les ingrédients, décrits cette fois avec un peu plus de détails que par le passé.

10 000 titres surveillés

Le traitement autorisé par la CNIL consiste en une base de données de 10 000 titres musicaux qui seront choisis par les sociétés d' auteurs dans leur catalogue et réactualisés à hauteur de 10 % tous les mois. À partir de là, les agents assermentés sont autorisés à déclencher des inspections sur quatre réseaux P2P (les noms n'ont pas été donnés). Ils vont se présenter comme de simples utilisateurs et recenser les adresses IP des internautes mettant à disposition les fichiers musicaux contenus dans la base.

Ensuite, pendant 24 h, on mesure le nombre de fichiers musicaux figurant dans la base mis à disposition par les internautes repérés.

    * Ceux qui mettent à disposition moins de 50 fichiers, se voient envoyer un message d' avertissement dans leur boîte mail.
    * Ceux qui mettent à disposition plus de 50 fichiers sont surveillés pendant 15 jours afin d ‘accumuler les preuves.

Ensuite, c'est le bilan : après deux semaines, ceux qui échangent moins de 1000 fichiers font l'objet de poursuites indemnitaires devant le juge civil. Ceux qui échangent plus de 1000 fichiers, font l'objet de poursuites pénales. Les données engrangées (adresses IP, titres, etc.) devraient être conservées durant 120 jours puis détruites.

50 000 messages d' avertissements par jour

Selon le dossier remis à la CNIL, le dispositif mis en place par ces trois sociétés d' auteur est dimensionné depuis le début pour envoyer 50 000 messages d' avertissement et pour l' identification de deux internautes par jour (pénal comme civil), soit plusieurs centaines d' internautes par an.

Répétons-le, ceci n'est qu'un test avant la mise en œuvre des engagements Olivennes. Mais avec un maximum de 18,25 millions de messages chaque année et simplement quatre réseaux P2P émis à partir de trois acteurs de la musique, on a presque du mal à quantifier la campagne à venir une fois la loi promise par le gouvernement votée dans le calme de l' été.

On comprend dès lors pourquoi les ayant droit, filières musicales et cinématographiques réunies, tentent actuellement d' affûter et d' harmoniser cette traque. Une seule société spécialisée pourrait se voir confier les clefs de cette chasse de grande ampleur. Le reste, on le connaît : les ayant droit auront l' initiative des poursuites et les messages d' avertissements seront envoyés par les FAI mais signés par l' autorité chargée d' orchestrer ces grandes manoeuvres.

Du début à la fin, nulle trace judiciaire. Il faudra en fait passer par la voie d'u n coûteux appel contre la suspension ou la résiliation pour pouvoir profiter de l'intervention d' un juge indépendant et dont tout semble avoir été fait pour éviter une implication trop rapide.

_____________________________________________________________



Un "accident". Deux morts. Des adolescents...

Cliquez pour agrandir l'image mardi 27 novembre 2007, 21:39


Quand on a vécu les fausses déclarations après la mort de deux autres jeunes à l'automne 2005 …
Quand on sait que face au témoignage d'un policier assermenté, les témoignages contradictoires ne pèseront rien …
Comment s'étonner que les nouvelles déclarations ne soient pas acceptées ?

Quand les " robocops " se montrent ostensiblement lors des manifestations d'étudiants (plus discrets face aux manifs " grand'messe " ou face aux pompiers ou aux cheminots) …
Quand on voit le comportement de la BAC en centre ville et en banlieue …
Comment ne pas penser à une provocation ?

Quand les médias s'extasient des nouvelles armes, tyser, flashball …
Quand on nous vante l'entraînement aux guérillas urbaines …
Comment ne pas se croire en guerre ?

Quand on voit les forces de l'" ordre " à tous les carrefours, dans les gares et tous les lieux publics …
Quand on les voit rouler les mécaniques, armes à la ceinture, voire au poing …
Comment ne pas se croire face à une armée d'occupation ?

Quand on voit les contrôles d'identité au faciès …
Quand on voit l'arrogance et la brutalité d'une interpellation pour une simple protestation …
Comment ne pas penser à un couvre-feu en plein jour ?

Quand les médias rabâchent leur propagande, présentent leurs débats truqués …
Quand les directions syndicales et les partis agissent en traîtres lamentables …
Comment ne pas les renier ?

Quand les droits humains sont bafoués, que les rafles se multiplient …
Quand porter secours humainement vous place dans l'illégalité …
Comment accepter cette loi ?

Quand on enferme les " étrangers " en centre de " détention " …
Quand le fichage, le flicage, la surveillance nous assimile à des terroristes …
Comment ne pas évoquer le régime hitlérien ?

Voulons-nous attendre d'aller plus loin dans l'horreur ?
Entendons-nous les raisons de la colère ?
Arrêtons la machine infernale ! Grève générale ! Devoir de révolte !

Françoise


_____________________________________________________________


 

Le 13 tous en grève avec les cheminots !

Cliquez pour agrandir l'image mercredi 31 octobre 2007, 18:57

Les régimes Spéciaux "indignes" d'après sarko !

Mais de qui parle-t-il ?

  • Des retraités cousus d'or qui emportent dans leurs bagages des milliers d'années de SMIC ?
  • Des actionnaires des grands groupes qui se goinfrent de dividendes alors que des hommes et des femmes sont jetés à la rue ?
Non, ce n'est-pas de ceux là dont parlent  FIFI et SARKO.
Les cheminots feraient partie des profiteurs qu'ils visent et qu'ils jettent à la vindicte populaire.
Pourquoi les cheminots devraient-ils accepter de travailler plus longtemps, cotiser encore plus cher et toucher moins en retraite ? Pour l'égalité ?
En matière d'égalité, il faut tout mettre sur la table. Par exemple, prendre en compte les éléments suivants :
  • Le minimum de pension de retraite à la SNCF est inférieur de 15% au SMIC.
  • Le niveau des pensions directes : 19% sont inférieures à 1 100 euros brut/mois et 54% sont inférieures à 1 500 euros brut/mois.
  • Les pensions de réversion (versées aux veuves ou veufs de cheminots) : Le taux est de 50% pour 54% au régime général, 70 % sont inférieures à 700 euros brut/mois et 50% sont inférieures à 600 euros brut/mois.
  • Les femmes n'ont pas d'indemnités supplémentaires pour les enfants élevés, contrairement à la fonction publique (1 an, puis 6 mois) ou le régime général (2 ans).
  • le taux de remplacement (rapport entre le dernier salaire d'activité et la pension) est de 63 % à la SNCF contre 73 % pour le régime général.
  • Les cotisations versées par les cheminots et l'employeur sont supérieures de 12 % à celles du régime général, ce qui fait que les prestations qui s'attachent à la possibilité de partir en retraite à 50 ou 55 ans sont entièrement financées par ces cotisations.....


SUPPRIMER LES REGIMES SPECIAUX, À QUELLES FINS ?


Il convient de dire que la suppression des acquis obtenus historiquement dans les luttes de quelques 500 000 salariés se traduirait par 0.1 % d'économie. Ce n'est pas cela qui va régler la question des petites retraites.
Par contre, le pouvoir en place trouverait sa tâche facilitée pour faire reculer à nouveau tous les droits des autres salariés et faire reporter l'âge de la retraite à 62 ans et plus comme le réclame le Medef.


La moyenne d'âge de cessation d'activité des salariés du privé est de 57,6 ans (les entreprises ayant recours à différents dispositifs pour "se séparer des plus âgés "...).

A travers la remise en cause des régimes spéciaux, c'est l'opposition entre salariés du public et du privé qui est visée, pour ensuite porter de nouvelles attaques au régime général avec l'allongement des années de cotisation et du départ à la retraite. Tout cela dans la perspective de 2008 (clause de revoyure de la réforme Fillon) en usant et abusant de propos réducteurs, mensongers.

Si le régime spécial des cheminots était supprimé, le déséquilibre  serait à la charge des assurés du régime général en lieu et place de l'État. Cela ne réglerait pas la question fondamentale du financement des retraites.
En réponse aux interrogations  de certains salariés sur l'existence ou pas de marges possibles, il est facile d'indiquer que les dividendes distribués aux actionnaires représentent plus de 30 milliards d'euros. On peut aussi y rajouter les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises distribuées chaque année, les 40 milliards de fraude fiscale et sociale des patrons et les 23 milliards d'euros par an d'exonération de cotisations sociales patronales. Soit pour 2006, un total de 158 milliards d'euros.

Pas de doute, de l'argent il y en a dans les caisses du patronat pour résorber le déficit de la branche vieillesse de la Sécu qui dépasse les 2 milliards d'euros pour 2006 ! Et la question fondamentale qui est posée réside en une autre répartition des richesses produites.
Le Medef et l'État veulent imposer le concept libéral préconisé par la commission européenne: une retraite par répartition faible (réduction du taux de remplacement) complétée par une épargne individuelle facultative via les fonds de pensions.


L'État donne l'exemple


L'Assemblée nationale a plus que doublé, mardi 30 octobre, la rémunération du chef de l'État et triplé le budget de l'Élysée !!!
Lors de la séance, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gôche. Timidement, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a trouvé "choquante" cette augmentation par rapport aux difficultés de l'ensemble des Français, avant de regagner son banc.

Quant au régime spécial de retraite des parlementaires que l'État ne modifiera pas, jugez plutôt :
  • Pour une cotisation de 20 % de leur indemnité parlementaire, pendant une législature, soit 5 ans, ils toucheront une retraite de 1500 € mensuels (à la SNCF, la pension moyenne nette mensuelle est de 1 567 euros pour une carrière complète !);
  • Pour 2 législatures, soit 10 ans : montant de la retraite : 3000 €;
  • Après 22,5 années de cotisations (pas 37,5, ni 40, ces gens là ne sont pas de vulgaires besogneux !) montant mensuel de la retraite : 6000 €.


Oui mais ça branle dans le manche


SNCF: grève reconductible à compter du 13 novembre au soir
Six fédérations syndicales de cheminots (CGT, FO, CFTC, Sud-Rail, UNSA, CGC) appellent à une grève reconductible à la SNCF à compter du 13 novembre à 20h pour dénoncer la réforme des régimes spéciaux de retaite...
Sauf bien sur les jaunes de service : CFDT et  FGAAC

APPEL DE ROUEN
"Grève, occupation, blocage. Nous avons commencé...
Aujourd'hui jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.
Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérégler les gestes tellement huilés du quotidien...."
Le lundi une AG de 1000 personnes à la fac de Rouen. vote la grève avec blocage à une large majorité.

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE DES 27 ET 28 OCTOBRE 2007 A TOULOUSE
"...Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus
de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en
concurrence des universités à l'échelle européenne ...Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Français et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications...."



L'urgence sociale, ce n'est pas la réforme des régimes spéciaux de retraites mais beaucoup plus celle de l'abolition du travail salarié et de l'État !


Ils ne sont forts que parce que nous sommes désorganisés, prouvons désormais aux patrons et à l'État que nous sommes en mesure de prendre nous-mêmes notre vie en charge !



Le bolo  groupe Vivre Libre

_____________________________________________________________



Après les manifs des 18 et 20

Cliquez pour agrandir l'image dimanche 28 octobre 2007, 16:35

Manif du 18 octobre 2007 à Lyon : les manifestants étaient venus (en particulier, chez les hospitaliers), une belle manif quoi ! Les robocops peu visibles (c'est pas une manif d'étudiants …), les RG quand même … la grille anti-émeutes et un camion qui filme les manifestants, preuve qu'ils sont bien entraînés au cas où …).
En fin de manif, l'appel à celle du 20 appelée par RESF et d'autres …

Dès le 19, les affiches du PCF appelant à une grande riposte sociale à Paris pour le 27 octobre : Pire qu'en 2003 ! Je me souviens de belles manifs tous les deux ou trois jours, et l'apothéose à Paris pour " recommander " la grève générale (le message le plus " offensif " !), bel enterrement et les camions de nettoyage de Paris prêts à faire le ménage tandis que les provinciaux repartent vers les gares … Et le retour de bâton, la sanction financière assumée, mais pas indolore …
Alors le succès d'une manif le 18, et l'enterrement à Paris dès le 27 ! Quelle combativité, camarades !

Alors le 20 octobre 2007, au lieu d'un rassemblement de deux ou trois cents personnes, (en grande partie les victimes accompagnées de quelques trop rares soutiens), aux Terreaux ce fut progressivement des individus, des groupes, des drapeaux, (des récupérations aussi, mais bon !) et au cours du périple vers Bellecour, puis la Guillotière, un cortège de plus en plus fourni ! Une vraie belle manif avec des slogans enfin cohérents non plus restreints aux enfants scolarisés mais dénonçant la situation faite aux sans-papiers, les rafles, les " rétentions ", les expulsions … 1ère, 2ème, 3ième, 4ième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !
Belle manif, oui ! Écrasée par le silence assourdissant des médias. Simple exutoire à l'absence de poursuite du mouvement commencé le 18 ?

Et puis, appel au 20 novembre pour la fonction publique …
Après : Noël, Pâques et la Trinité. …
Rideau. On verra … ou pas. Ou peut-être ?

Le communiqué de presse de la CIMADE, pas des révolutionnaires pourtant, mais trop, c'est trop parfois … Oui, aujourd'hui, en France, à Lyon et ailleurs, les forces de répression font des rafles contre les " étrangers " (reconnus au simple coup d'œil par ces experts es faciès), suspects d'être sans-papiers ou terroristes … et les pauvres qui font tâche dans les beaux quartiers … On ramasse bien les papiers gras.

Concrètement : notez chaque jour le nombre de gendarmes, policiers, vigiles municipaux ou non aperçus dans votre activité ordinaire et méditez vos observations …
Variante pour les plus sportifs : marchez la tête en l'air et comptez ou mieux répertoriez les caméras de surveillance sur votre périple habituel et méditez encore …
Faîtes partager généreusement vos observations !

Françoise

_____________________________________________________________



Lutte anti-terroriste

Cliquez pour agrandir l'image

La glorieuse police française a déjoué un horrible complot terroriste le 3 juin

Par Oliv du groupe Nada de Toulon, 31 juillet 2007



On est encore loin – et je dirais même que l'on s'en éloigne de jour en jour – de l'antépénultième cas de putsch quotidien de la police, ce qui voudrait dire que l'on s'approche de la fin de pratiques pour le moins douteuses de nos amis les « Men in Blue ». Le dit « putsch quotidien de la police » se produisant à chaque fois que des membres des forces de l'ordre se propulsent au-dessus des lois officielles, déjà pour le moins discutables en soit, et sèment la leur dans la rue, celle de l'arbitraire brut (et brutal) qui piétine allègrement toute notion de dignité humaine.

lire la suite sur le site du groupe Nada de Toulon


_____________________________________________________________


 

On s'organise et on lutte

Cliquez pour agrandir l'image Par FA VERCORS, jeudi 26 juillet 2007 à 16:17

Pendant que le gouvernement (ou sa famille) trafique avec un dictateur, pendant que l'opposition se fait hara-kiri, ou pire, est en vacances, les séances du parlement battent leur plein cet été :

l'article de FA Vercors


_____________________________________________________________


 

La violence permanente des contrôles paramilitaires dans les transports et de l'occupation de l'espace public

29 mars 2007, par Oliv du groupe nada de toulon

Qui s'étonne de l'émeute provoquée mardi 27 mars suite à un contrôle de billets, gare du Nord, Paris, ne prend jamais les transports publics ! ...



_____________________________________________________________


 
lire la suite sur le site du groupe Nada de Toulon

DEVOIR DE MEMOIRE

Puisque la mémoire est un devoir
Je veux que la mienne soit libre,
Mes sentiments n'font pas le trottoir
Et mon coeur choisit pour quoi il vibre.

Alors chacun trouve dans l'histoire
Un peu de chagrin à monnayer
Et des souffrances se fait une gloire,
Pour aujourd'hui être pardonné.

Si c'est par devoir que je m'incline
Au diable les figures imposées
Qu'elles soient cocardières ou bien divines,
J'ai aussi droit à mon passé.

Je réveille ma mémoire d'enfant
A des voix aux accents oubliés
Avec leurs paroles de grands-parents
Dans ces interminables veillées.

Et vivait à nouveau l'Italie
Aux bagages douloureux de l'exil,
Et cette lointaine Lombardie
Mélange d'amour et de périls.

Leurs yeux s'éclairaient dans la jeunesse
Et le souvenir des vieux amis
Tantôt avec joie, ou bien tristesse ...
Et une larme pour le maudit.

Alors des noms étaient chuchotés,
Et les discussions reprenaient
Opinions pas toujours partagées,
Mais pour lui le silence se faisait.

Tout enfant j'ai voulu comprendre
Pourquoi la crainte et l'admiration
Quelquefois semblables à s'y méprendre
Fondent amitiés ou divisions.

Mais pour eux, cet ami de toujours
Resterait des leurs et sans tabou
Malgré son voyage sans retour
Ma grand-mère lui gardait ses yeux doux.

Ce camarade pour qui j'ai mal,
Et plus fort que tous, nous a crié:
VIVE LA REVOLUTION SOCIALE
Tout en sachant le prix à payer.

Sachant très bien qu'il n'est jamais bon
De secouer les plis du drapeau...
Avec respect je vous dis son nom
Santo Geronimo Caserio.

Maurice du groupe "Les Enragés
février 2007

_____________________________________________________________




C'est la racaille, eh bien j'en suis !

samedi 16 septembre 2006, 20:13

Préambule :
Il ne s'agit pas , pour nous, de faire l'apologie des comportements fachos, machistes, violents ... des petits caïds de banlieue qui reproduisent à petite échelle toutes les saloperies de l'état capitaliste que nous combattons partout.

Révolte des "jeunes de banlieue" :
  • automne 2005
Mouvement lycéen-étudiant :                
  • printemps 2005 contre la loi Fillon,
  • mars 2006 contre le CPE

Deux mouvements qui n'ont pas su reconnaître leur intérêt commun.


Si les anarchistes avaient une action utile à accomplir, c'était de trouver le lien entre ces deux révoltes pour promouvoir la Révolution Sociale et Libertaire.
On peut constater que les anarchistes, à quelques exceptions près, ont raté une occasion réelle d'action directe et efficace contre l'état.

En effet, si certains libertaires n'ont pas su le réaliser, d'autres, ce qui est plus grave à notre avis, « Libertaires Responsables » ont rejeté ces jeunes pas « politiquement corrects » ( fachos, machistes, violents, voleurs  ... ). Quels que soient ces comportements, leur révolte était et reste légitime.

Ces libertaires "responsables" ont la mémoire courte.

En 1968, sur les barricades, il y avait quelques anars, des lycéens, des étudiants et surtout des zonards, blousons noirs et autres éléments incontrôlés et incontrôlables.

En 1936, en Espagne, lors de la Révolution Sociale et Libertaire, qu'on commémore en cette année 2006, parmi les plus déterminés à construire la révolution, on trouve entre autres la « columna de hierro » ( colonne de fer ).
Celle-ci fut créée par des militants de la FAI et de la CNT avec des détenus du pénitencier de San Miguel de Los Reyes, alors que les « militantes  destacados » ( militants réputés, on dirait aujourd'hui « éléments moteurs ») s'intégraient dans l'état pour entrer le 4 novembre 1936 au gouvernement.

Les révolutions ne se font pas qu'avec de gentils libertaires et la révolte des banlieues était dirigée contre l'état..

Pourtant, depuis bientôt un an, silence, silence des médias, silence des libertaires.

Un livre parmi d'autres qui rompt le silence :

C'est de la racaille ? Eh bien, j'en suis !

À propos de la révolte de l'automne 2005
De Alèsssi Dell'Umbria
Editions L'échappée, collection Dans la mêlée – 2006

(en vente à la plume noire)

Les problèmes de fond n'ont pas été réglés. L'alternative proposée se résume à la prison ou l'isoloir !

Rien n'a changé, toutes les conditions sont réunies, aujourd'hui comme hier, pour de nouvelles explosions. Et nous, les anars, que faisons-nous ? On reste aux portes des prisons et des banlieues avec nos banderoles ? Ou on y va ?


Le bolo et françoise

_____________________________________________________________




Haut de page

Vos réactions

Par définition, l'anarchisme est pluriel. Et nul ne parle au nom des autres. Les déclarations ci-après peuvent représenter tantôt une diversité de points de vue et de décision et tantôt des accords profonds.

Nous attendons vos commentaires.

Contacter le groupe Vivre Libre ! 

Se soumettre ou résister

lundi 2 octobre 2006, 20:12

« En invoquant la notion de "délit continu", le Procureur d'Alès et donc l'Etat, ressort du passé la fameuse loi sur l'insoumission au service militaire. Le jeu consistait à l'époque à embastiller les opposants politiques. Une fois la peine purgée, ils étaient libérés… puis reconvoqués sous les drapeaux … puis de nouveau embastillés… A ce compte, le "Procès" de Kafka avait le mérite de savoir mettre fin à une situation absurde et autoritaire. »
Benjamin Deceuninck.

L'actualité sur Rebellyon.info

Rebellyon est un media alternatif à Lyon géré par un collectif autonome. Il n'est pas composé de professionnels des média, mais d'individus bénévoles et militants. Il s'inscrit au sein du mouvement anti-autoritaire lyonnais .



NO Copyright  Liberté totale de reproduction, sans restriction. Dernière mise à jour : vendredi 15 août 2008